Economie

Pakistan : Shehbaz Sharif élu Premier ministre pour un second mandat

Shehbaz Sharif élu au poste de Premier ministre du Pakistan pour un second mandat, à Islamabad, Pakistan. /Photo prise le 4 juillet 2023/Département de l’information et de la presse (PID)/via REUTERS

par Ariba Shahid et Gibran Naiyyar Peshimam

KARACHI (Reuters) – Le nouveau Parlement pakistanais a élu dimanche Shehbaz Sharif au poste de Premier ministre pour un second mandat, trois semaines après des élections législatives indécises qui ont retardé la formation d’un gouvernement de coalition.

Agé de 72 ans, Shehbaz Sharif l’a emporté sur Omar Ayub, le candidat soutenu par l’ancien Premier ministre emprisonné Imran Khan, qui a obtenu 92 voix.

Le nouveau Premier ministre reprend des fonctions qu’il occupait jusqu’au mois d’août, lorsque le Parlement a été dissous en vue d’élections anticipées et qu’un gouvernement intérimaire a mis en place. Aucun parti n’a obtenu suffisamment de sièges pour former à lui tout seul un gouvernement.

“Shehbaz Sharif est déclaré élu Premier ministre de la République islamique du Pakistan”, a déclaré le président de l’Assemblée nationale, Ayaz Sadiq, après avoir annoncé que Shehbaz Sharif avait obtenu 201 voix, soit davantage que les 169 nécessaires.

Cette annonce a été accueillie par de vives protestations de la part du parti Sunni Ittehad Council (SIC), soutenu par Imran Khan. Des parlementaires ont demandé la libération de Imran Khan et ont entonné des slogans alléguant que Shehbaz Sharif est arrivé au pouvoir par le biais d’élections truquées.

Dans le discours qui a suivi sa victoire, Shehbaz Sharif a abordé de nombreux de sujets, notamment la nécessité de réformes économiques et les relations internationales, mais il s’est abstenu d’annoncer un changement définitif de politique.

“Le travail est difficile, mais il n’est pas impossible”, a-t-il dit, faisant référence aux efforts déployés pour sortir le Pakistan de ses multiples crises.

Lors de son précédent mandat, le gouvernement de Shehbaz Sharif avait réussi à négocier un accord clé avec le Fonds monétaire international (FMI), mais le processus s’est ensuite enlisé en raison de difficultés, et les contre-parties exigées dans l’accord – qui expire en avril – ont contribué à la hausse des prix et à l’augmentation de la pression sur les ménages pauvres et la classe moyenne.

Le nouveau gouvernement devra immédiatement entamer des négociations avec le FMI en vue d’un nouvel accord destiné à soutenir l’économie du pays, tout en faisant face au mécontentement croissant suscité par l’aggravation de la pauvreté.

(Reportage Charlotte Greenfield et Ariba Shahid; version française Claude Chendjou)

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